C'est vieux & ça me reprend.

C'est vieux & ça me reprend.
SPIDERS AND CROCODILES.

Equations diverses dans le but de ne pas tout laisser tomber.

# Posté le samedi 24 mai 2008 08:33

Modifié le mardi 16 septembre 2008 05:18

. Nice Time.

. Nice Time.
J'veux une passion a Paris
qui m'entraine dans le tourbillon de la vie
J'veux des garçons dans mon lit
Qui m'font grimper au plafond toutes les nuits
J'veux qu'on me ramène en taxi
J'veux qu'on m'apprenne la vie

J'veux des violons dans ma vie
et des décors en carton aussi
j'veux des chansons sous la pluie
Mais, ça n'arrive jamais en vrai.
LITTLE.
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C'était un matin, pas n'importe quel matin, un matin froid, un matin sans vie, un matin oublié. Je l'ai croisé dans la rue, il tenait son chapeau à la main, et sa veste ouverte lui laissait l'air décontracté. Il a allumé sa cigarette, une Marlboro 100s qu'il tenait avec ces doigts fins, de pianiste, à quelques mètres devant lui, j'ai entendu son zippo brûler le tabac froid. Et la première bouffée de ce qui le détruit jour après jour semblait agréable. Mais quel genre de personne à l'habitude qu'on le regarde sans y prêter aucune attention? Ces cheveux en bataille, bruns, lui donnaient cet air adolescent, jeune, malgré les cernes qui défiguraient quelque peu son visage pourtant harmonieux, il regardait fixement devant lui, il marchait à la conquête du monde, comme plus personne n'ose faire. Je l'ai suivi un peu, parce que je n'avais rien d'important à faire. Il a marché longtemps au centre ville, puis il s'est arrêté à un café après avoir acheté le journal. Il lisait, et ces yeux fuyaient le long des lignes à une vitesse affolante. Puis il m'a regardé, droit dans les yeux. Je suis partie au détours d'une rue. Bien sur je ne l'ai jamais revu.
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Parce que souffrir à tes yeux n'est pas le même profit que je pourrais tirer d'un amoureux transit. Et si mon âme flirt avec ton arme et que les flèches qui dévallent le ciel interpellent, ne serais-je pas moins brillante si j'évaluais la question comme réelle. Le temps peut bien passer, je ne rêverais que de toi malgré ce que tu puisses penser, je ne serais qu'à toi. Et donner ma vie au plaisir de la tienne n'est pas plus ennuyeux si tu promet de me faire reine. Et le paradis peut bien m'acceuillir à bras ouverts, seulement pour toi je continuerais à terre. Mordre la poussière jusqu'à ce qu'un instinct se réveille, je resterais priant les cieux pour un futur plus laid et en un coup je retirerais tes attraits.

# Posté le dimanche 18 mai 2008 16:01

Modifié le jeudi 22 mai 2008 10:19

I Hate The Way You Love.

I Hate The Way You Love.
VARSOVIE.

Quand j'y suis arrivé la gare était déserte. Varsovie au matin c'est un peu triste à voir, c'est vrai ; capitaliste oblige je tire un peu de fric pour Kasia, un gamin au café lui vient de planter son nez dans un bol de soupe froide ; sac à dos accosté sur un quai solitaire. J'envoie par téléphone quelques photos loufoques, un peu de mon histoire aux amis parisiens qui me disent: allez reviens c'est pas pour toi là-bas. Tout seul dans le wagon mon regard se jette par la fenêtre, je regarde Warsawa loin de moi qui s'en va. Nous fendons l'horizon direction Zakopagne... La neige tient le siège de la vieille Pologne, j'imagine soudain oui un jour d'autres trains ont du passer par là. Vieille dame sans dent tire vieille charrette ; telle vague céleste vole un oiseau sans tête. Le jour se lève sur la campagne un vieux cheval fou me tient tête de loin, parfois je rêve que je suis Jivago et qu'elle m'attend là-bas sous le vol du corbeau. Toujours dans le couloir une autre silhouette vient joindre sa fumée, sa fumée de cigarette, Non je ne suis plus seul et d'un oeil polonais il me dit quelques mots, dans un silence slave je le trouve beau. Au wagon restaurant sur vieille gazinière on me cuisine un steak qui saigne la vodka, il est beau l'ancien temps! Bientôt tout ça sera sous plastique à la morgue et ce sera comme ailleurs, un croque-monsieur sans vie dans un wagon sans bruit. Mon ami du couloir me rejoint sans surprise et me tend sans rien dire un thé à l'eau-de-vie ; sans comprendre un seul mot de l'autre nous parlons de nos femmes de nos vies, voyageurs nous refaisons nos mondes, et des gamins surgissent... Ils ont l'oeil du futur et le coeur des étoiles! Ici on sourit pas ou seulement quand on boit! Y'a Bartek, y'a Ianek, y'a Vojtek et y'a moi! Allez chante gamin que demain sera mieux et laisse la vodka faire s'effacer la peine. Ami toi d'un autre pays, je te suis amoureux. Le jour se lève sur la campagne morte, un vieux cheval fou me parle un peu de loin ; parfois je rêve que je suis Jivago et qu'elle m'attend là-bas sous le vol des corbeaux. Tu voulais du médiocre et moi j'en avais pas, tu voulais l'univers et moi j'avais que moi, tu voulais le silence quand j'étais que musique, qu'on marche parallèle quand j'allais qu'à l'oblique. Tu voulais des rivières au milieu du désert, tu voulais les voyages moi j'étais sédentaire, que je fasse des chansons qui m'emmènent au sourire, j'y peu rien moi je n'ai que des larmes à leur dire, et des plaines de pluie pour unique empire. Que je serai parti que lira mes poèmes un autre romantique qui se verra en moi, il dira sans doute : " Oh c'est beau comme il l'aime! " Mais qu'il sache que je n'ai jamais aimé que moi ; qu'au lit dans le coeur l'égoïsme est la mère des générosités. Que les femmes me pardonnent de n'être fait pour elles, d'être comme un nuage qui recherche son ciel! De n'être qu'un navire toujours à la détresse ; et cette envie de fuir de ceux qui sont en laisse! Pardonnez-moi vous tous qui vous liez les mains ; vous qui pensez qu'à deux vous ferez mieux le chemin, vous qui pensez que l'autre vous sauvera la peau alors que de votre âme il fera des lambeaux! En amour que l'on soit le plus grand des guerriers ou la triste brebis qui cherche le berger, on finit tous a terre à chercher les morceaux, au bord du précipice à deux pas du grand saut, à deux pas du tombeau. Un ange est venu me voir me sortir de mes rêves, poser sa main sur ma bouche, y déposer ses lèvres. Tendrement contre mon coeur il m'a parlé de toi, il m'a dit que tu allais bien, que tu ne reviendrais pas. D'un signe des ailes blanches qui dit qu'il faut partir, quand moi j'étais que sanglots il m'a fait un sourire. De jour en jour chaque soir faut que soleil se couche, toutes les plus belles choses au monde ne valent pas ta bouche. Je suis le Christ et toi tu es ma croix, et ça fait rire tout Rome! Je suis le Christ juste un con planté là d'avoir trop aimé les autres. Je marche au milieu des foules qui me jettent des pierres ; triste radeau sous la houle, bienvenue en enfer! Et si l'amour a planté oui des clous dans mon coeur, c'est qu'une seconde à t'aimer vaut des siècles dans la douleur. L'ange aux allures de la mort m'a dit: " L'heure est venue. Mon enfant ne regrette rien, l'amour tu l'as perdue." Alors moi je vais sans regret me planter sur ma croix, me dire que oui, peut-être un jour, oui toi tu reviendras. Je suis le Christ et toi tu es ma croix, et ça fait rire, et ça fait rire le bon peuple de Rome! Je suis le Christ juste un con planté là, d'avoir trop aimé son hôte. Des jours qui ne ressemblent qu'à l'ombre des nuits, des silences qui résonnent à l'âme comme un cri, quand les paupières n'ont même plus la force des orages, quand porté par les flots je ne vois plus rivage, des amours qui sont nés aux mauvaises saisons, quand printemps a tardé à ouvrir ses bourgeons, des lunes toujours pleines qui ne me sourient plus, comme jouer aux échecs quand la reine est perdue. Que tout est noir, que tout est noir, comment te dire que tout est noir. Comment j'ai peur, comment j'ai froid. Comment te dire quand t'es pas là, que moi sans toi, ça ne veut rien dire, dis-moi comment te dire, que moi sans toi, c'est comme un rire qui trouve pas vers ou mourir. Mes sciences qui ressemblent qu'à l'ombre su doute, le bien qui fait du mal quand le mal vous envoûte, quand au coeur de l'iris c'est le temps des moussons qui vient noyer le blé juste avant la moisson. Dans les travers du temps je sais je t'ai perdue et tu l'as dit cent fois tu ne reviendras plus, alors je peux partir comme un loup solitaire qui blessé s'en ira mourir auprès d'un hêtre. Moi j'aurais tant voulu que cet être soit toi, tant voulu avec toi être un autre que moi. Au profond de ton ventre faire plus belle la terre, oublier qui je suis et fermer les paupières. Que tout est noir, que tout est noir, comment te dire que tout est noir. Comment j'ai peur, comment j'ai froid, comment te dire, quand t'es pas là, que moi sans toi, ça ne veut rien dire, comment te dire, comment te dire, que moi sans toi c'est comme un rire, comme un triste navire qui sait pas par où partir. Quand on est tellement seul que même la solitude vous semble être une amie dont on se passerait, celle qui fut toujours là depuis le premier souffle, qui depuis ce jour là ne veut plus vous quitter. Quand vous ne savez plus qu'un jour vous saviez rire, quand le mal a choisi votre âme pour empire, quand tous les romantiques et les tristes du monde ont choisi votre coeur pour se mettre à pleurer. Que tout est noir, que tout est noir, comment te dire, que tout est noir. Comment j'ai peur, comment j'ai froid, comment te dire, quand t'es pas là que moi sans toi ça ne veut rien dire. Comment te dire, dis-moi, comment te dire que moi sans toi c'est comme un rire qui ne trouve pas vers où mourir. Dis-moi qui sont ces gens qui se montrent indécents, qui s'embrassent en public? Moi je suis seul au monde, je n'ai pas de Joconde pour faire les romantiques. dis quelle est cette ville aux éternelles idylles? J'ai oublié son nom. En connais tu la route? Et le prix que ça coûte d'aimer à perdre raison? Dis-moi qui sont ces gens qui se promènent en semant la grâce derrière eux? Rendant plus beau le monde, qui emportent à la tombe leur amour avec eux. Connais-tu leur chemin, le secret qui les tient à la bonne fortune? Moi je n'ai que mes mains pour abriter chagrin quand eux, ils ont la lune. Dis-moi qui sont ces gens qui abritent éclatant leurs yeux de trop d'orages? Dis-moi qui sont ces dieux qui des foudres et des cieux savent faire bon usage? Et rester hors du temps quand nous autres n'avons que l'hiver pour pâturage, pour nos tristes pigeons qui sans destination nous renvoient nos messages. Dis-moi qui sont ces gens qui rient comme des enfants, qui se donnent la réplique? Celle des Roméo, des Tristan, des Rimbaud, celle des grandes musiques. Moi je n'ai que moi-même pour montrer de mon coeur sa nature impudique. Dis qui sont ces bourreaux qui me tuent sans un mot de leurs yeux magnifiques? Je marche dans des villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien, des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien, pour oublier un peu que toi tu n'es pas là quand l'hiver se fait rude, que je n'ai plus que moi avec qui partager ma propre solitude. Je marche sous des cieux qui me rappellent un peu la couleur de ta flamme, quand le rouge et le bleu donnent aux amoureux des beautés océanes. Moi je fuyais l'amour parce que j'avais trop peur, oui trop peur d'en mourir, mais à trop fuir l'amour c'est l'amour qui nous meurt avant que de nous fuir. Je vivrais mille vie et dans mille pays ça ne changerait rien, car de mille pays je reviendrais toujours m'éteindre entre tes mains, si je m'y fais petit, allez dis s'il te plaît que tu me reprendras, juste pour une nuit que tu me reprendrais je t'en prie, dis-le moi que l'amour n'est pas mort car on ne peut mourir quand on est infini, qu'il vivra encore cet amour qui est mort, qu'il reprendra la vie, que la pluie dans mes yeux sera assez pour vaincre le désert dans les tiens, que la pluie dans mes yeux sera assez pour faire renaître les fleurs au jardin. Je t'attends sur le banc comme on attend la mort en espérant la vie, je t'attend comme on attend voir pointer le jour quand il n'est que la nuit. toi tu ne viendras pas car déjà trop de fois toi tu es revenue, Toi tu ne viendras plus car déjà trop de fois c'est d'autres qui sont venues. Il est tard et ça fait, oui déjà quelques moi que tu t'en es allée, des années ou des siècles les secondes sans toi, c'est toujours l'éternité. Toi tu dois faire du beau sur des chemin où moi, où moi je ne suis pas, et moi je reste là à voir passer le monde qui se fout de tout ça, et la nuit moi j'ai peur, oui la nuit moi j'ai peur, moi j'ai peur d'en mourir, et quand moi j'ai pas peur, c'est mon coeur qui a peur, qui a peur de te revoir partir. Moi j'ai froid dans la nuit quand toi tu n'es pas là, dans la nuit moi j'ai froid, quand à côté de moi c'est une ombre sans vie, c'est une autre que toi, quand à côté de moi c'est une ombre sans vie, c'est l'ombre de toi. Je suis perdu, je suis perdu sur des chemins de pierre, je marche nu, on s'est perdu, on s'est perdu. Et mon coeur en enfer que de toi ne battra plus, je me suis perdu, quand je t'ai perdue, j'ai perdu ma lumière, j'ai perdu la Terre entière. Anéanti pas une putain de bas étage, par une blonde aux cheveux noirs, qui m'a souri, que j'ai suivie au petit jour, qui s'est scotchée à ma mémoire, six pied d'amour, j'voudrais mourir, là comme un con, petit garçon sur le trottoir, hurler ton nom au désespoir, c'est pathétique. Qui aurait cru que le grand brigand, que le bandit de grand chemin, que le tigre sans coeur, soit la brebis. Anéanti par un agneau aux dents de loup, par une reine sans dessous. une éclaircie qui cachait tellement bien l'orage, qui avait promis le grand voyage, puis qui est partie là dasn la nuit. J'suis comme un con, sans horizon sur un trottoir, petit garçon au désespoir. Putain c'est triste de finir en tigre qui pleure, de finir en aigle sans aile, en tourtereau sans tourterelle. Anéanti par une blonde aux cheveux noirs, une aurore qui n'était que soirs, que soirs de pluie, qui déployait l'armée des ombres, quand dans mes yeux moi j'ai vu sombre, moi j'ai vu fondre oui des mers infinies. J'ai tout perdu, la bataille mais aussi la guerre, qu'elle a bouffé dans son trou noir mes galaxies. C'est le débâcle à l'univers, y'a trop de rires sous mes paupières, y'a tant de triste qu'on dirait la Russie. Les putains sont des anges et les anges des putains. Mes larmes vont fleuves et les fleuves à la mer, tu me laisse le coeur en laisse, comme on laisse celui qu'un jour on crut d'amour, qu'un jour on crut toujours puis qu'un jour on ne croit plus, puis qu'un jour on oublie. Si nous nous sommes disparus, comme un marin qui prend les nues pour l'océan et qui s'enfonce au fond de l'eau, l'amour emporté par les flots, les flots du temps. Nous aurions pu nous unir mieux, comme on dit, s'unir devant Dieu, la mascarade. Non moi je n'ai jamais tenté, oui que la sincère amitié des camarades. Au diable les rêveurs qui ne tenant pas debout se lient des bagues aux doigts. Et si la mienne était poème, et si la mienne était en bois, elle était pour toi, elle était pour toi. Puisqu'ici tout s'évanouit, nos rires dans la mélancolie, tout prend le large. Beauté, ne gardons que l'instant avant que les mauvais printemps ne sonnent la charge. Là où tu t'échoueras bientôt, là où on s'est échoué trop, où il fait froid, tu verra bien des éclaircies, tu les prendras pour l'infini, qui fera gonfler ton ventre. Au diable les rêveurs qui ne tenant pas debout se passent la mort au doigts, pauvres de leur cupidité sont ceux qui s'échinent à garder l'autre pour soi. Au diable les rêveurs qui ne tenant pas debout se lient les coeurs en croix. Au diable leut stupidité, car même à nous deux nous ne sommes faits, ouais que de soi, sûr de soi. Là où tu es d'autres pays, dans d'autres hommes, dans d'autres lits, prend garde au vent, qui parfois fait gonfler les voiles mais qui soudain quand sa lui prend, s'enrhume un peu, pour nous laisser seuls au milieu, quand pour rentrer ne reste que l'océan à la nage. Quand le voilier devient radeau, quand le manque devient le trop, quand la vie a fait rage, mon amour j'ai pas su tenir, les promesses du devenir, un avec toi, j'ai plus que moi-même à qui dire, qu'il est triste mon triste empire, qu'il est triste sans toi, quel océan vers quel abîme, dis-moi ou mène ce chemin, où tu n'es pas, car si l'on ne meurt pas d'amour, je peux te dire qu'il est certain qu'on meurt de toi, qu'on meurt de toi.

SAEZ.

# Posté le mardi 13 mai 2008 12:18

Modifié le mercredi 14 mai 2008 06:19

Tu y Crois Toi.?

Tu y Crois Toi.?
Merci, rares sont ceux qui arrivent à tout me faire sortir d'un coup. ça ira mieux. Tout du moins je l'espère.
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Dans le dérisoire. I'm Lost.

J'essaye de mettre des mots sur les maux. La tornade. Puissante, tourne dans mon esprit. Je crois voir l'issue. Effacée, l'instant d'après par le vent qui souffle. Je la sens faite pour ravager. Les ruines sont déformées, je ne retrouve pas l'objectif. Dans tout ça, je reprends la recherche de la sortie. Le flingue sur ma tempe. L'égoïsme qui crie de tout lâcher. Pour un long voyage sans aucun repères. C'est la seule solution que j'entrevois. Elle me tiraille, m'obsède et m'exaspère. Je la touche du bout du doigt, rien à faire je n'irai pas par là. J'ai beau essayer de mettre un pied devant l'autre, tout va de travers. Je vois la suite. Bien évidente. Et le moment présent est flou. Je me déteste. J'suis forcée d'avancer avec ce poids. Que j'aimerais laisser. J'ai bien le sentiment d'être noyée sous l'Océan.


On doit pouvoir s'épanouir à tout envoyer enfin en l'air.
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C'est un grand abîme froid et même les mots ne parviennent pas à le décrire. Je sens comme un souffle glacé le long de ma nuque. Le printemps n'a t-il jamais porté ces traces sur moi, je suis froid, plus que jamais, mes larmes se glacent sur mes joues jusqu'à ce que je ne ressente plus rien. Cette béatitude liée au froid, je la déteste encore plus que moi et je sais que je ne peux m'en séparer, sans elle, je ne suis pas moi, sans elle, je suis autre, je ne peux dépendre que de ces humeurs saccageante qui m'arrachent le coeur à en crever. Je sais que je mourrais pour elle comme je suis né pour lui donner la vie. Cela n'en valait sûrement pas la peine. Je suis guidé par la recherche d'une chaleur quelconque, j'ai besoin de la mise en oeuvre des énergies autour de moi pour me sentir vivant, je suis une âme vide, je suis une âme sans reflets, une âme sans contours, une âme sans corps. Et la logique ne répond pas à mes questions, aucune réalité ne peut me donner satisfaction, pourtant je recherche chaleur et réalité. Je suis perdu depuis trop longtemps dans une grande illusion, rien ne me permet de retour auprès du sens, je suis voué à l'insensé contre ma volonté. J'aurais du briser la glace dès le début, enlever ce masque, je n'y suis pourtant pas arrivé et je ne me suis sûrement pas attelé à la tâche assez durement. je quitte d'ici peu de temps, je ne compte pas dire adieux. Je tend vers la non-satisfaction, et la recherche de moi même me prend trop d'énergie, je ne peux continuer de me servir des autres sans risquer de les blesser ou de me blesser. L'échec est là, face à moi. et cette tendance à perdre me répugne. Je passe cette vie à essayer de réussir en vain, ne vaut-il pas mieux quitter maintenant, ne vaut-il pas mieux partir le plus vite possible, laisser tout tomber de dépit. Certains diront de moi que je suis un lâche, d'autres ne feront que regretter, et moi même je regrette déjà de n'avoir rien vécu, d'avoir été passif à en crever. Je descend la côte, je vois la mer s'agiter sous les reflets pâles du soleil qui jadis brillait de mille feux. J'entends l'appel de la mer, ces vagues refoulées le long de la plage me chuchotent de les rejoindre. elles m'attirent de leurs écumes blanches et mousseuses qui prennent la forme d'un chemin. Le chemin. Rien ne peux m'empêcher d'y sombrer. Je m'écroule, le sol humide m'accueille chaleureusement et je sens le léger flot de la mer aller et venir sur moi. Je ferme les yeux et mes mains s'enfoncent dans le sable quand les coquillages sont soulevés par la marrée montante. Je suis mille pieds plus bas, peu à peu le sable se dépose sur moi comme ma dernière volonté m'échappe, je n'entends plus que le son étouffé de quelques oiseaux téméraires. La tête me tourne, les vertiges me prennent, l'eau s'infiltre dans mon corps entier, elle ne lui laisse aucun répit. tout est liquide, tout m'échappe, ma vie glisse le long de ma peau, elle me chatouille les orteils, j'essaye de la retenir, mais, même avec toute la volonté du monde, je n'y arriverais pas.
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# Posté le samedi 10 mai 2008 21:11

Modifié le dimanche 11 mai 2008 14:38

IT'S BETTER THAT WE BREAK. MAYBE WE'RE BETTER OUT THIS WAY.

IT'S BETTER THAT WE BREAK. MAYBE WE'RE BETTER OUT THIS WAY.
Je ne sais pas, je ne sais plus et je n'ai jamais su.

# Posté le lundi 28 avril 2008 09:27

Modifié le dimanche 11 mai 2008 13:39